14 novembre 2009
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11 novembre 2009
Les Monuments qui m'étonnent
Nombreux sont ceux d'entre-vous qui me posent la question : "quel est votre monument préféré ?". Je ne sais pas répondre à une telle question : je les aime tous, chacun pour différentes raisons. Un monument s'apprécie à la lumière de tous ceux qui ont été érigés.
Cependant, certains monuments ont particulièrement attiré mon attention car ils m'étonnent, ils me surprennent par leur singularité par rapport aux autres monuments.

Un monument en forme de pointe, telle une douille de fusil ! Même la capuche de la femme est en pointe...

Le monument est une plaque posée à même l'extérieur du bâtiment, une fenêtre a probablement été condamnée pour cela.

C'est un homme âgé, probablement un père, qui est représenté, alors que ce sont plus souvent des pleureuses...

Les tours d'un chateau cernent la liste des morts...

Un gisant... qui serait presque dans un sarcophage

Toute une famille pleure le soldat, même les enfants, telle une scène dans un cimetière avant l'enfouissement du corps.

Un escalier monumental dans une mairie... le monument est un ajout à l'architecture, que de travaux cela a dû être.

Un poilu, comme dans beaucoup de monument, mais celui-là porte un drapeau qui lui aussi est peint, ce qui me semble être assez rare.

Le célèbre "plus jamais la guerre"... pourquoi si peu de monuments portent une telle inscription fondamentale ?

Au dessus de la porte d'entrée de l'église, les noms des soldats morts, comme si à chaque fois que l'on pénètre dans le lieu, il fallait lire leurs noms pour ne jamais les oublier.

Un gisant, tel un chevalier/seigneur du moyen âge, tel un soldat très connu, comme si tous les noms associés devaient être érigés au même rang que le seigneur.

Un soldat avec des traces de balles s'effondre sur le monument !

Une main sort de terre avec la flame du souvenir, une sorte de statue de la liberté amputée.

Au dessus d'une porte d'église un gisant, tel un saint avec les noms de ses camarades...

Un poilu avec un pantalon garance, cela me semble peu courant.

Un Vercingétorix pour représenter tous les morts de ce village.

Un "poilu" représenté nu et sans poil, il est imberbe !

Le maire annonçait les morts... là il s'agit d'une belle femme qui inscrit les noms des morts... est-ce une "mairesse" avant l'heure ou bien la "semeuse" est-elle une femme magnifique ?

Une colonne porte le nom des soldats... n'est-ce pas plus facile de graver des lettres sur une surface plate?

Une femme "soldat", elle porte un casque, pose sur la tête la couronne de lauriers du vainqueur... qu'a-t-elle gagné ?

Une arche avec un coq, un monument qui semble démesuré pour un petit village.

Un marin et un poilu tiennent un bouclier à la gloire de Dieu et de la Patrie sur un monument civil !

L'ange descend du ciel pour accueillir le soldat qui vient de prendre une balle en plein coeur...

S'agit-il d'un père qui revient de la tranchée voir sa fille ?

La Vierge Marie tient dans ses bras le Christ, telle la mère ou l'épouse des soldats dont les noms figurent autour ?

Ce soldat s'apprete à revêtir son masque à gaz, preuve des terribles ravages de la guerre chimique.

Un enfant ose monter à califourchon sur la stèle pour y graver les noms des morts...

Y figure la mention "que maudite soit la guerre" qui semble avoir été écrite par ce garçon dont le père n'est probablement pas revenu de la boue du front.

Probablement un vieux calvaire transformé en monument, où comment le religieux récupère le civil ou l'inverse, à peine 15 ou 20 ans après la séparation de l'Eglise et de l'Etat en France.
Le journal d'Adèle
Le journal d'Adèle, 1914-1918
de Paule du Bouchet, éditions Gallimard Jeunesse / Folio Junier n°876)
Ce petit livre de 140 pages particulièrement faciles à lire, est une pépite comme souvent seules les oeuvres pour enfants/jeunes savent faire. La romancière (âgée d'une cinquantaine d'années) a réussi le petit exploit de retranscrire quasiment tous les aspects de la première guerre mondiale au travers des yeux d'une jeune fille de tout juste 12-13 ans au début du conflit. Pour une fois, ce n'est pas un soldat qui est au centre de l'oeuvre, mais une petite fille qui rédige son journal intime.
Tout y passe de manière simple, subtile, précis : la vie dans les champs, la mobilisation, les frères qui partent au front, la vie à l'arrière, l'école du début du XXème siècle, le patriotisme, l'importance de la religion, les douleurs de des combats, les marraines de guerre, les mutilés, les privations, les conditions sanitaires des femmes... Bref, cet ouvrage est un excellent résumé pour faire découvrir la Guerre de 1914-1918 aux enfants. Il se lit d'une traite... et on aimerait tellement connaître la vie d'Adèle une fois devenue adulte...
Et pour terminer, j'ai trouvé sur internet cette fiche de lecture très bien conçue pour parler de la guerre au travers de l'ouvrage (tout en faisant du Français...).
