81 - Tarn
66 - Pyrénnées-Orientales
09 - Ariège
La victoire de 1918
La victoire de 1918
Pierre Miquel, éditions Tallandier, Paris, 1998
Pour les 80 ans de la signature de l'armistice, Pierre Miquel a écrit de manière très fluide toutes les étapes de la guerre, tant du côté allemand que du côté français, qui se sont succédées durant l'année 1918. Le livre est presqu'écrit comme un roman ou plutôt la lecture est si aisée, agréable, presque avec une intrigue, que l'on se croirait dans un "roman vrai".
Soissons, avant et pendant la guerre (guide Michelin)
Soissons, avant et pendant la guerre
Guides illustres Michelin des champs de batailles (1914-1918)
Editions Michelin & Cie, Clermont-Ferrand, 1919.
Avec une préface qui porte la mention "à la mémoire des ouvriers et employés des usines Michelin morts glorieusement pour la patrie", cet ouvrage fait partie d'une collection d'une trentaine de titres publiés dès 1917 - la guerre n'est même pas terminée - par l'industriel Michelin.
L'objectif de cette collection (à la couverture bleue) consiste à faire perdurer le souvenir du premier conflit mondial, à développer le tourisme dans ces régions meurtries, et directement ou indirectement, à créer une forme de pélerinage patriotique sur les lieux de combats. Les différents volumes sont organisés de manière similaire : un bref historique de la région, une description des faits militaires entre 1914 et 1918, une partie touristique. Des nombreuses cartes, photos et dessins illustrent les propos, et lorsque possible figure la photo d'un même endroit prise avant et après de conflit.
La table des matières du guide Soissons (vendu alors 1,50 Francs...) est la suivante :
- Grand faits historiques
- Première occupation : 1914
- Deuxième occupation : 1918
- Les bombardements
- Un siège de 30 mois
Visite de la ville
- la cathédrale
- église Saint-Léger
- l'hôtel de ville
- Saint-Pierre-au-Parvis
- Maison de l'Arquebuse
- Saint-Jean-des-Vignes
Hors de la ville
- Saint-Crépin-en-Chaye
- Vauxrot-Pasly
- Saint-Paul - Saint-Médard
- Faubourg Saint-Waast
Le Mystère des 36 000 !
Comment intéresser les plus jeunes -ie. les élèves du primaires- à la guerre de 1914-1918 à partir du monument de leur commune !
Ultra pédagogique. Extrêment bien fait. Pour tous les enseignants...mais aussi pour les parents...
http://www.musee-deuxvictoires.fr/documents/mystere.pdf
Bref, juste remarquable.
Les décorations sur les Monuments : quelle interprétation ?
Je reçois de nombreuses questions sur le symbolisme de certaines décorations qui figurent sur les Monuments aux Morts.
Voici mon interprétation des principaux éléments que l'on trouve sur les Monuments (sachant qu'il existe fort probablement des études très sérieuses et précises en la matière) :
Le coq.
Il s'agit du "coq gaulois"... En latin, un coq se dit "gallus"... ce qui se rapproche du mot ""Gaulle", le territoire de la France qui existe depuis l'antiquité. C'est un symbole très patriotique.
La croix de guerre.
Décoration officielle de l'Etat français remise à compter d'avril 1915 aux soldats ayant fait preuve d'une certaine forme d'héroïsme durant le conflit, l'intégrer au monument était un moyen de reconnaître le rôle de mort pour la France.
Dans un pays récemment laïc (la séparation de l'Eglise et de l'Etat entre en vigueur en 1905) cette croix permettait également de manière indirecte d'avoir une élément "catholique" sur le monument. Parfois la croix de guerre est accolée à la légion d'honneur.
Le casque.
Cet élément est souvent synonyme à la fois de puissance belliqueuse et d'invulnérabilité... et avec son arrivée en 1915 dans les rangs français, combien sont ceux qui lui doivent la vie ?
Les palmes.
C'est un symbole du martyre... c'est aussi un symbole de la victoire depuis les jeux olympiques dans la Grèce antique.
Les lauriers.
Souvent positionnés en couronne, c'est un symbole de la victoire, qui vient probablement de l'antiquité (cf. les césars de Rome).
Le rameau.
Parfois en olivier, il symbolise la paix (cf. l'Arche de Noé), mais parfois aussi la fécondité.
Parfois en chêne, il représente la durée/longévité mais aussi la force et la puissance (cf. Zeus).
Le blé.
Souvent représenté en gerbe, il représente la jeunesse de France (les soldats) qui a été fauchée dès l'été 1914 au moment même des moissons.
Le poilu.
C'est un rappel guerrier pour indiquer que les noms qui figurent sur le monument sont tous des poilus, c'est-à-dire des soldats morts dans l'exercice de leur rôle de soldats. Et puis ce poilu c'est aussi le "soldat inconnu" car il ne représente personne en particulier mais tous en général.
Le petit jardin et la clôture.
De nombreux monuments ont une forme de délimitation qui a pour objectif de donner un caractère "sacré" -au sens républicain du terme- à la "terre de France", celle pour laquelle les soldats ont combattu.
7
7... il s'agit du nombre d'articles de la "Loi relative à la commémoration et à la glorification des morts pour la France au cours de la grande guerre" qui a été publiée le 25 octobre 1919.
* * * * *
Art.1er - Les noms des combattants des armées de terre et de mer ayant servi sous les plis du drapeau français et morts pour la France, au cours de la guerre de 1914-1918, seront inscrits sur des registres déposés au Panthéon.
Art. 2. - Sur ces registres figureront, en outre, les noms des non combattants qui auront succombé à la suite d’actes de violence commis par l’ennemi, soit dans l’exercice de fonctions publiques, soit dans l’accomplissement de leur devoir de citoyen.
Art. 3. - L’Etat remettra à chaque commune un livre d’or sur lequel seront inscrits les noms des combattants des armées de terre et de mer morts pour la France, nés ou résidant dans la commune.
Ce livre d’or sera déposé dans une des salles de la mairie et tenu à la disposition des habitants de la commune.
Pour les français nés ou résidant à l’étranger, le livre d’or sera déposé au consulat dont la juridiction s’étend sur la commune où est né, ou a résidé le combattant mort pour la patrie.
Art. 4. - Un monument national commémoratif des héros de la grande guerre, tombés au champ d’honneur, sera élevé à Paris ou dans les environs immédiats de la capitale.
Art. 5. - Des subventions seront accordées par l’Etat aux communes, en proportion de l’effort et des sacrifices qu’elles feront en vue de glorifier les héros morts pour la patrie.
La loi de finances ouvrant le crédit sur lequel les subventions seront imputées règlera les conditions de leur attribution.
Art. 6. - Tous les ans, le 1er ou le 2 novembre, une cérémonie sera consacrée dans chaque commune à la mémoire et à la glorification des morts pour la patrie. Elle sera organisée par la municipalité avec le concours des autorités civiles et militaires.
Art. 7. - La présente loi est applicable à l’Algérie et aux colonies.
Vimy : 50 morts par heure !
Du 9 au 12 avril 1917, il y a donc tout juste 90 ans, les soldats canadiens ont entrepris une bataille qui, d'une part, feront d'eux les troupes de choc de l'Empire britannique, d'autre part marquera d'une certaine manière l'émergence de d'une nation candienne car dès lors le Canada sera considéré comme un allié en tant que tel.
Les soldats ont en effet repris la célèbre crète dite de Vimy, aux abords de la ville de Lens. Après une lourde préparation d'artillerie, le 9 avril, à 5h30 du matin, les fantassins s'élancèrent. Le 12 avril, à 6h00 du matin, la crète était reprise. Durant ces 72 heures, les canadiens eurent de nombreuses victimes : 7 104 blessés et 3 598 morts... soit environ 50 morts par heure !
En 2007, à l'occasion des cérémonies commémoratives de cet événément, 15 000 personnes ont fait le déplacement !
5 830
5 830... le nombre de cylindres pressuriés qui contenaient environ 150 tonnes de chlore et qui ont été bombardés le 22 avril 1915 en fin de journée près d'Ypres par les 35ème et 36ème régiments de pionniers allemands. L'effet du gaz fut immédiat : 15 minutes après, les soldats allemands ont attaqués... ou plutôt ont découvert un paysage apocalyptique. : près de 3 000 morts avaient le teint verdâtres, ceux qui agonisaient avait des spasmes violents, tous avaient la bouche remplie d'un liquide jaunâtre. Il y eut de plus environ 7 000 blessés. Cependant, comme l'explique Fritz Haber, l'un des fondateurs du programme allemand de guerre chimique : "Si l'on avait préparé une attaque de large envergure, au lieu de faire à Ypres une expérience vaine, l'Allemagne aurait gagné la guerre."
Les monuments aux morts de la première guerre mondiale : dans le département du Rhône
Kim Daniere a réalisé en 1996 un mémoire intitulé "Les monuments aux morts de la première guerre mondiale : dans le département du Rhône (région Sud Ouest)", dans le cadre de ses études à l'Université Lumière Lyon 2 (France).
Introduction du mémoire :
La guerre de 1914-1918 survit encore aujourd’hui dans le paysage français. Les départements du Nord et de l’Est... tous ceux qui furent champs de batailles en portent encore les traces : restes de tranchées, entonnoirs d’obus, ou tout simplement, les longues rangées de petites croix blanches qui forment les immenses cimetières militaires. Les plaines de la Somme, de la Champagne, les collines de Verdun et de l’Artois regorgent de musées, de tombes, de monuments, qui constituent à coup sûr, la mémoire de l’effroyable boucherie humaine que fut cette "Première Guerre Mondiale". Quand, l’armistice fut enfin signée, après quatre ans d’une guerre qui fut l’une des plus terrible et des plus meurtrière de l’époque, un soupir de soulagement s’est fait entendre de l’Atlantique à l’Oural et des Balkans au Canada.
La voix des canons éteinte, l’heure était au bilan, à la reconstruction du pays et au soin des blessures. En France, la guerre a laissé de lourdes traces dans les esprits et difficile était l’apprentissage de la paix. Ce n’est pas moins de 33 classes qui furent mobilisées, soit 8 millions d’hommes dont 5 ont combattus.1,5 millions de ces hommes sont morts soit 27 % des effectifs engagés, 15 % des mobilisés et 10,5 % de la population active masculine, 3,4 millions de blessés et de mutilés. A ces chiffres il faut ajouter les 0,6 millions de veuves et les 0,7 millions d’orphelins, et bien sur les 6,4 millions d’hommes démobilisés pour qui le retour à la vie normale fut bien plus dur que prévu. Ces démobilisés constituent en 1918 60 % de la population masculine adulte et 90 % de la génération des 20/50 ans.
En 1919 la force vive de la nation française doit apprendre à vivre avec les fantômes de Verdun. ...Pour se souvenir des compagnons tombés dans les maudites tranchées de la Somme ou de l’Argonne, ceux qui sont revenus vont être à l’origine de l’engouement le plus formidable que la France ait jamais connu. Engouement pour la mémoire des morts, pour se souvenir de ceux qui sont morts pour la défense de la France, les communes de France, dans leur immense majorité, vont élever des stèles, apposer des plaques, ériger des obélisques pour rendre un hommage solennel à ces compagnons Morts pour la France.
Pour lire ce mémoire (92 pages) :
http://archives.univ-lyon2.fr/91/
Se souvenir pour demain, ils avaient 18 ans.
Aujourd'hui, samedi 11 novembre 2006, nous célébrons la fin de la Grande Guerre, dont l'armistice a été signée il y a désormais 88 ans.
... et, hier, dans la nuit, Maurice Floquet, est décédé paisiblement... né le 25 décembre 1894, il allait donc avoir 112 à la fin de cette année. Il était le doyen des "derniers" poilus encore en vie de la Première guerre mondiale. Qu'hommage lui soit rendu pour son action.
Et, aussi incroyable que cela puisse paraître, il y a a quelques jours, l'Office National des Anciens Combattants (ONAC) a publié une brochure "Se souvenir pour demain, 1914-1918, ils avaient 18 ans". Celle-ci rendait hommage aux 5 derniers poilus vivant en France... dont Maurice Floquet...
Cette brochure est accessible via le lien suivant sur le site internet du Ministère de la défense : http://www.defense.gouv.fr/portal_repository/1641941198__0001/fichier/getData?_&ispopup=1
La Grande Guerre sous un autre angle
Bien qu'anglophone, le site internet indiqué ci-dessous propose de très nombreux extraits d'articles -plus de 7 000 !- rédigés durant la période 1914-1918, dont une quantité impressionnante en langue française.
Un site qui mérite le détour... et du temps pour la lecture !
La femme au temps de... La guerre de 14
La femme au temps de... La guerre de 14
Françoise Thébaud
Edition Stock, Paris, 1986
Qu'ont pensé les femmes lors de la déclaration de guerre, qu'ont-elles vécu durant ces longs mois de barbarie, telles sont les deux principales questions auxquelles répond cet ouvrage. Avec une conclusion primordiale : même si l'émancipation de la femme était en marche, la "drôle de guerre" a énormément contribuer à faire entrer la femme dans le XXème siècle. Un aspect peu connu de cette guerre qui mérite une attention particulière.
319 pages
15,5 cm x 24 cm
ISBN : 54-3389-1
L'Enfer au quotidien, carnets de route du Sergent fourrier Marchand
L'Enfer au quotidien, carnets de route du Sergent fourrier Marchand
Editions Osmonde, Paris, 1999
Octave Désiré Marchand, écrit le 21 février 1918 : "21 février, jour de mon anniversaire. J'ai donc 37 ans aujourd'hui, dont 6 ans 1/2 passés aux Armées, tant en temps de paix qu'en temps de guerre". Ses carnets de guerre sont exceptionnels : rédigés sur le vif, ils fourmillent de détails des 2 années qu'ils a vécues au front comme agent de liaison sur les premières lignes au milieu de ses compagnons de combat et des 2 années suivantes comme responsable des cantonnements des armées proches du front. Émouvant.
ISBN : 2910830551
Cyprien Louvel : un poilu de la grande guerre 1914-1918, mort au champ d'honneur
Vous trouverez ci-joint le témoignage de Gérard Flocher dont le grand oncle maternel participa à la Grande Guerre
***************
Cyprien Louvel : un poilu de la grande guerre 1914-1918, mort au champ d'honneur, mon grand oncle.
Cyprien, Léon, Louvel est né le 16 juin 1894 à Tourville sur Arques, un très beau village à quatre kilomètres de Dieppe en Seine Maritime. C'est l'aîné de la famille.
Venant tout juste d'avoir 20 ans, il est mobilisé le 7 septembre 1914 au 132ème régiment d’infanterie à Reims. Il fait partie du 2ème bataillon. Dès le 25 octobre 1914, il est parti pour le front, dans le secteur des Eparges, à 20km de Verdun et de la Meuse.
Les Éparges sont le théâtre d’une lutte les plus meurtrières et les plus pénibles de toute la guerre, l’hiver venu a changé tous les hauts de la Meuse en une mer de boue profonde et collante. Les deux camps s’acharnent pour la possession de la crête des Éparges, les attaques et les contre-attaques les combats corps à corps à la baïonnette et à la grenade sous un bombardement d’obus de tous calibres.
Cyprien Louvel a combattu sur la crête à la même période que l’écrivain Maurice Genevoix. Ce dernier, décédé en 1980, était au 106ème régiment d'infanterie, a été blessé aux Éparges et a décrit de manière saisissante dans son livre "Ceux de 14" les combats terriblement meurtriers sur la crête : « ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pourrait demander à des hommes et nous l’avons fait, en replaçant les hommes au cœur de l’événement il nous permet de bien comprendre la grande guerre ».
Cyprien Louvel a combattu aux Eparges jusqu'au 19 janvier 1915, date à laquelle, il décéda suite à des blessures. Il a reçu la médaille de Verdun. Son nom est gravé dans l'ossuaire de Douaumont.
***************
Un grand merci à Gérard Flocher d'avoir pensé à mon blog pour rendre mémoire à son grand père et son grand oncle, me permettant ainsi une nouvelle rubrique, Témoignages. Merci à tous ceux qui voudront contribuer.
1915 07 02
"Mort pour la France"... cette mention est inscrite sur l'immense majorité des Monuments aux Morts de 1914-1918. Elle fait référence à la loi du 2 juillet 1915 relative aux actes de décès de militaires ou civils tués depuis le début de la guerre.
En voici le texte, obtenu grâce à la gentillesse du Service des Archives de l'Assemblée Nationale. Cette loi a connu depuis lors de nombreux aménagements.
* * * * *
Loi du 2 juillet 1915 complétant, en ce qui concerne les actes de décès de militaires ou civils tués à l'ennemi ou morts dans des circonstances se rapportant à la guerre, les articles du Code cil sur les actes de l'état civil. (Promulguée au Journal officiel du 9 juillet 1915).
Article premier. L'acte de décès d'un militaire des armées de terre ou de mer tué à l'ennemi ou mort des suites de ses blessures ou d'une maladie contractée sur le champ de bataille, de tout médecin, ministre du culte, infirmier, infirmière des hôpitaux militaires et formations sanitaires, ainsi que de toute personne ayant succombé à des maladies contractées au cours des soins donnés aux malades ou blessés de l'armée ; de tout civil tué par l'ennemi, soit comme otage, soit dans l'exercice de focntions publiques électives, administratives ou judiciaires, ou à leur occasion, devra, sur avis de l'autorité militaire, contenir la mention "Mort pour la France".
Article 2. En ce qui concerne les militaires, tués ou morts, dans les circonstances prévues par l'article premier, depuis le 2 août 1914, l'officier de l'état civil devra, sur avis de l'autorité militaire, inscrire en marge des actes de décès les mots : "Mort pour la France".
Article 3. La présente loi est applicable aux actes de décès des indigènes de l'Algérie, des colonies ou pays de protectorat et des engagés au titre d'étranger tués ou morts dans les mêmes circonstances.
Le "der des ders" est décédé à 111 ans !
Il était le "der des ders", le dernier ayant combattu dans les tranchées, le dernier à pouvoir témoigner, près de 90 ans après le conflit !
Harry Patch, né le 17 juin 1898, est mort le 25 juillet 2009 : il avait fêté ses 111 ans... Il était le dernier "Tommy", c'est-à-dire un soldat britannique. Mobilisé en octobre 1916, il rejoint une équipe de mitrailleur et débarque en France en juin 1917. Il participe à la 3ème batailles d'Ypres, aussi nommée bataille de Passchendaele. Le 22 septembre 1917, il est gravement blessé par un éclat d’obus et effectue sa convalescence en Angleterre. Il ne retournera plus au front. Après l'armistice, il retourne à la vie civile pour reprendre l'activité de plombier qu'il avait avant d'être engagé sous les drapeaux, devenant alors un farouche militant anti-guerre.
Plusieurs émissions de télévision ont parlé de lui à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
You were the last to be able to talk about the trenches, thanks for all what you have done for us Harry!
25
... à 25 ans, le pilote et lieutenant allemand Walter Hohndorf est décédé lors des essais d'un avion.
Ce qui est incroyable, c'est qu'une stèle -quasi à l'abandon- existe en France pour honorer la mémoire ce de soldat (10 novembre 1882 - 5 September 1917).
Et aujourd'hui, grâce à internet, on en sait un peu plus :
- http://www.greatwarflyingmuseum.com/aces/germany/walter_hohndorf.html
- http://aceras-photos.over-blog.com/article-1392776.html
Le dernier Allemand de la Première Guerre
Erich Kästner (à ne pas confondre avec avec son homonyme poète et un écrivain très connu; 1899-1974) est un Allemand né en 1900. En 1918, il rejoint les troupes allemandes à la sortie de l'école. Il combattra environ 4 mois sur le front de l'ouest. En 1939 il rejoint l'armée de l'air allemande où il agira principalement en tant qu'officier de soutien à terre en France. Il aura eu une carrière professionnelle en tant que juge, à Hanovre. Sa femme, Maria, est décédée à l'age de 102 ans en 2003, peu après leur 75 anniversaire de mariage. Il est décédé le 1er janvier 2008 à l'âge de 107 ans.
Bien que l'Allemagne ait connue de nombreux morts et blessés durant ces 4 années effroyables, il semble qu'elle n'ait disposer de structures relatives aux anciens combattants de la Première Guerre Mondiale. Pour beaucoup, Eric Kästner, était considéré comme le dernier soldat allemand de 1914-1918. Son décès est donc passé quasiment inaperçu, il est mort dans une forme d'indifférence générale.
Pourtant, sa longue vie qui témoigne de l'absurdité de la guerre, mérite une autre considération. Lui aussi est un "poilu".
Chemins de Mémoire
Quelle découverte en ce 12 février 2008... c'est complètement par hasard que j'ai découvert ce site ! Dire que si j'ai lancé ce blog, c'est parce que justement il n'existe pas à ma connaissance d'une structure au sein du Gouvernement français pour répertorier, photographier et mettre à disposition du grand public les Monuments aux Morts de 1914-1918...
Et voici que ce site propose à tout le monde d'y publier la photo du monument de sa commune ! Je ne sais pas depuis combien de temps cette rubrique existe, mais en tout cas c'est une initiative heureusement et très complémentaire de mon blog.
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/monument/index.php?idLang=fr
L'avant-dernier s'en est allé
Aujourd'hui, Louis de Cazenave est décédé à l'âge de 110 ans.
Né le 16 octobre 1897 à Saint-Georges-d'Aurac, en Haute-Loire, il est mobilisé en 1916 et affecté dans l'infanterie, notamment au 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais. A ce titre, il participe à deux séries de combats parmi les plus meurtrières de la première guerre mondiale : la bataille de la Somme en juillet 1916 et l'offensive du Chemin des Dames du printemps 1917. En 1918, il est affecté dans l'artillerie puis est démobilisé en 1919. Après la guerre, il retourne en Haute-Loire où il obtient un travail à la SNCF. En 1920, il se marie et de cette union naîtront 3 garçons. Durant la Seconde Guerre Mondiale, il prend sa retraite et s'installe à Brioude où il restera jusqu'à aujourd'hui..
Pendant très longtemps, il a refusé la Légion d'honneur. "Certains de mes camarades n'ont même pas eu le droit à une croix de bois", avait-il expliqué au journaliste du quotidien Le Monde qui l'avait intérrogé en 2005. Aussi, retenons cette parole prophétique de Louis de Cazenave : "La guerre un truc absurde, inutile, que rien ne peut justifier, rien".
Aujourd'hui, il ne reste donc plus qu'un seul "Poilu", Lazare Ponticelli, âge de 110 ans.
77
"Merci Pierre" .... il avait 77 ans...
Pierre Miquel est décédé aujourd'hui, lundi 26 novembre 2007. Il était né le 30 juin 1930 à Montluçon dans le département de l'Allier (nord Auvergne), de parents chapeliers. Historien spécialiste de la Première guerre mondiale, il avait réussit le très difficile exercice de concilier vulgarisation et transmission de la mémoire.
Que cela soit par ces ouvrages - plus d'une centaine ! -, des documentaires télévisés et même des romans historiques, Pierre Miquel avait rendu accessible la guerre de 1914-1918 à tous.
Aujourd'hui, nombreux sont les passionnés de cette douloureuse période de l'histoire française qui perdent un style littéraire, une façon d'écrire et de raconter, une manière d'apporter anecdotes et chiffres clés.
1 000
Aujourd'hui, jeudi 4 octobre 2007, je suis un bloggeur heureux : grâce à tous les contributeurs qui m'ont envoyé leurs photos, j'ai aujourd'hui 1 000 monuments aux morts référencés !
Je mets ces photos en ligne au gré de ce que je reçois et ou de ce que je peux moi-même photographier au hasard de mes déplacements. Aussi MERCI A TOUS CEUX QUI M'AIDENT dans cet effort.
Queutchny


























