12 mars 2008

Le dernier

Il était le dernier. Le dernier à l'avoir connue. Le dernier à avoir combattu. Le dernier à pouvoir témoigner. Il était le dernier "Poilu" français.

Aujourd'hui, une page vivante de l'histoire de France, de l'Europe et du Monde vient de se tourner. Les traces sont désormais écrites, visuelles, archives. La Première Guerre Mondiale est donc désormais "Histoire" en France.

En effet, aujourd'hui, mercredi 12 mars 2008 vers 12h45, après le dernier survivant allemand décédé le 1er janvier 2008 et l'avant-dernier survivant français décédé le 20 janvier 2008, Lazare Ponticelli s'en est allé, à l'âge de 110 ans.

Lazare Ponticelli était né le 7 décembre 1897 près de Bettola en Italie, au sein d'une famille pauvre. A tout juste 9 ans, en 1906, il arrive en France, ne sachant ni lire, ni écrire, ni parle le français. Lorsque la guerre éclate en 1914, il triche sur son âge, et à tout juste 16 ans il s'engage au sein de la Légion Etrangère et combat en Argonne. Mais dès 1915 il doit rejoindre les troupes italiennes qui sont alliées et avec lesquelles il combattra notamment sur le front Autrichien. De retour en France en 1920, il créé avec ses frères une entreprise dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale s'annonce, il demande et obtient la nationalité française. En 1960, il prend sa retraite.

A l'annonce de son décès, Nicolas Sarkozy, Président de la République française, a ainsi déclaré : "J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale".

Lazare Ponticelli aimait répéter ainsi : "Je ne pense qu'à tous mes frères d'armes qui sont tombés. C'est à eux que les honneurs reviennent. Je ne suis que leur humble représentant ayant eu la chance de survivre. Moi je suis passé au travers de la guerre injuste et horrible". Il ajoutait aussi souvent : "J'espère que la jeunesse d'aujourd'hui n'oubliera pas les combattants des deux guerres qui ont sacrifié leur vie afin qu'elle puisse vivre dans une France libre".

Alors, non, n'oublions pas.

Pour en savoir plus : 
http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/ponti.html  (biographie détaillée et photos)
http://dersdesders.free.fr/ (témoignages des derniers poilus)

Ajout du 18 mars 2008:
Discours de Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy : "Hommage national aux combattants de 1914-1918" prononcé le 17 mars 2008 à Paris.
Hommage_national


10 mars 2008

66 - Pyrénnées-Orientales

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66720 - Caramany

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66130 - Bouleternere

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66650 - Banyuls sur mer

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66670 - Bages

15 septembre 2007

6

6... le nombre de colonnes qui surplombe la tombe du maréchal Joffre.
Joffre_Tombeau
Joseph Joffre est né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (voir photos plus bas) dans les Pyrénées-Orientales. Il est décédé le 3 janvier 1931 à Paris. Pour résumé, il a été l'un des responsables de la Bataille de la Marne et de la stabilisation du front nord au début de la première guerre mondiale, mais aussi la stratégie, contreversée en raison des pertes humaines nombreuses pour un résultat faible, de l'offensive à outrance. En 1916, il est nommé maréchal de France.
Quelques années après la guerre, il fit construire entre 1922 et 1924 une maison -La châtaigneraie- sur les hauteurs du village de Louveciennes, à l'ouest de Paris, entre Versailles et Saint-Germain-en-Laye. Conformément à ses dernières volontés, il fut inhumé dans le jardin de sa propriété. Le tombeau fut édifié par son gendre qui était architecte -Jacques Laffillée.

Les grilles de la propriété son aujourd'hui ouvertes exceptionnellement en général deux fois par an, lors des journées du patrimoine (3ème week-end de septembre) et le jour de l'armistice (11 novembre).

Photos de la maison natale du maréchal Joffre

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Maison_natale_Joffre

15 décembre 2006

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... nombre d'années qui ont été nécessaires pour reconstruire ce que les 4 années de guerre ont détruit, soit d'après le géographe Albert Demangeon, une zone longue d'environ 500 km et large d'environ 10 à 25 km. Cette correspond au front de la bataille qui dès la fin de la guerre a été transformée en désert.