02 juillet 2008

Le journal de Rose pendant la Grande Guerre

Le journal de Rose pendant la Grande Guerre
Par Thierry Aprile , Nicolas Thers et Nicolas Wintz
Editions Gallimard Jeunesse, collection Le journal d'un enfant, Paris 2004

Cet ouvrage cartonné pour enfant est très bien fait avec ses nombreux volets à soulever et dépliants. Au fil des pages, on "picore" une quantité d'information, qui bout à bout permet vraiment aux plus jeunes de se documenter sur la Première Guerre Mondiale. Les dessins sont superbes, simples sans être simplistes. L'histoire est très bien rédigée et reconstitue fidèlement l'ambiance de l'époque. De plus, c'est une jeune fille qui rédige à la première personne et cela est très réaliste et très attractif. C'est si vivant qu'on entend presque cette petite Rose nous raconter une partie de sa vie...


ISBN 978-2-08-055947-5
20 cm x 24 cm
62 pages


01 juillet 2008

La cote 512

La cote 512
par Thierry Bourcy
Editions Folio Policier n°497, mars 2008

Célestin Louise est commissaire / policier au début du XXème siècle, la guerre éclate et il part sous les drapeauxl, son lieutenant est tué au front d'une balle dans le dos. C'est le début d'une enquête. Le roman policier est ainsi le moyen pour l'auteur de coucher sur le papier tous les clichés, toutes les images d'Epinal sur la guerre de 1914-1918. Tout y passe : le départ la fleur au fusil, les tranchées, la boue, le bruit, les batailles rangées, l'arrière à Paris, l'arrière à la campagne, les prisonniers, les amourettes et même la trève de Nöel entre soldats Allemands et Français ! Mais au final, on se prend à lire l'ouvrage rapidement, car dans ce contexte, on souhaite connaître l'épilogue. Bref, c'est un livre qui permet de faire connaître cette période de l'histoire aux fans de romans policiers.


ISBN 978-2-07-034443-7
10,5 cm x 17,5 cm
254 pages

29 mai 2008

Monuments aux Morts, Monument aux Morts, Monument, Première Guerre Mondiale, Poilus, 1914-1918, WWI, GLa Grande Guerre 1914-1918

Eric Le Maître et André Jouineau sont tous les deux passionnés d'histoire militaire et notamment de la Première Guerre. Dans leur blog, ils publient des articles très intéressants et notamment quelques planches très bien faite sur les uniformes des soldats pendant le conflit. Bref, c'est très pédagogique et cela fourmille d'informations aisées à ré-expliquer à des moins avertis.

http://grandeguerre1418.unblog.fr/

GuerreJouaneau

28 mai 2008

Un artilleur en 1914 - 1918

Henri Romagny (1877 - 1966) a pris de nombreuses notes, croquis et photos lors de ces années de guerre. Près de 90 ans après la guerre, son petit-fils a pris le soin de rassembler toute cette documentation ! C'est assez exceptionnel. Une grande partie est accessible en ligne sur internet, mais un ouvrage a également été publié : "Le journal d'un artilleur au chemin des dames en 14-18".

Allez voir, c'est assez remarquable.

http://www.artilleur-guerre14-18.fr/index.html

Artilleur1418

09 mai 2008

Un matin sur la terre

Un matin sur la terre
par Christian Signol
Editions Albin Michel, Paris 2007

Dès les premières pages de ce roman, on se retrouve projeté dans l'univers du début du XXème siècle. On est plongé dans une histoire et faire une pause dans la lecture est une vraie blessure. C'est si bien écrit. On se prend véritablement de passion pour les "héros" de ce récit : que ce soit les trois soldats qui ensemble se trouvent au fond d'un trou quelques heures avant la 11ème heure du 11 novembre 1918, ou que ce soit leurs proches qui se situent à l'arrière. Le premier soldat, Pierre, est notaire. Le second, Ludovic est instituteur. Le troisième, Jean, est ouvrier. Les yeux fermés ils se souviennent des jours heureux qu'ils menaient avant la guerre. C'est dans ce cadre que l'on découvre leurs vie, leurs régions dans les années 1900-1914 (le Périgord, les Corbières, Paris). Le récit de Christian Signol, écrivain né en 1947 qui a reçu de plusieurs prix littéraires est superbe.

Unmatinsurterre
ISBN-10:2226179801
344 pages


02 mai 2008

Les Bretons dans la guerre de 14-18

Les Bretons dans la guerre de 14-18
par Jean-Pascal Soudagne et Christian Le Corre
Editions Ouest-France, Collection Histoire, Rennes 2006

Dans cet ouvrage, la part faite à l'iconographie et aux témoignages est très importante, et c'est là que réside son principal intérêt. Sur les milliers de "Bretons" partis au front, 150 000 ne reviendront pas. Bref, un petit voyage en 1914-1918 entre les soldats dans la boue et l'arrière-pays de Bretagne où l'on apprend comment vivait les gens pendant la guerre.

BretonGuerre
ISBN 2 73 73 3702 X
19,5 cm x 25,5 cm
127 pages

12 mars 2008

Le dernier

Il était le dernier. Le dernier à l'avoir connue. Le dernier à avoir combattu. Le dernier à pouvoir témoigner. Il était le dernier "Poilu" français.

Aujourd'hui, une page vivante de l'histoire de France, de l'Europe et du Monde vient de se tourner. Les traces sont désormais écrites, visuelles, archives. La Première Guerre Mondiale est donc désormais "Histoire" en France.

En effet, aujourd'hui, mercredi 12 mars 2008 vers 12h45, après le dernier survivant allemand décédé le 1er janvier 2008 et l'avant-dernier survivant français décédé le 20 janvier 2008, Lazare Ponticelli s'en est allé, à l'âge de 110 ans.

Lazare Ponticelli était né le 7 décembre 1897 près de Bettola en Italie, au sein d'une famille pauvre. A tout juste 9 ans, en 1906, il arrive en France, ne sachant ni lire, ni écrire, ni parle le français. Lorsque la guerre éclate en 1914, il triche sur son âge, et à tout juste 16 ans il s'engage au sein de la Légion Etrangère et combat en Argonne. Mais dès 1915 il doit rejoindre les troupes italiennes qui sont alliées et avec lesquelles il combattra notamment sur le front Autrichien. De retour en France en 1920, il créé avec ses frères une entreprise dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle. En 1939, alors que la seconde guerre mondiale s'annonce, il demande et obtient la nationalité française. En 1960, il prend sa retraite.

A l'annonce de son décès, Nicolas Sarkozy, Président de la République française, a ainsi déclaré : "J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première guerre mondiale".

Lazare Ponticelli aimait répéter ainsi : "Je ne pense qu'à tous mes frères d'armes qui sont tombés. C'est à eux que les honneurs reviennent. Je ne suis que leur humble représentant ayant eu la chance de survivre. Moi je suis passé au travers de la guerre injuste et horrible". Il ajoutait aussi souvent : "J'espère que la jeunesse d'aujourd'hui n'oubliera pas les combattants des deux guerres qui ont sacrifié leur vie afin qu'elle puisse vivre dans une France libre".

Alors, non, n'oublions pas.

Pour en savoir plus : 
http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/ponti.html  (biographie détaillée et photos)
http://dersdesders.free.fr/ (témoignages des derniers poilus)

Ajout du 18 mars 2008:
Discours de Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy : "Hommage national aux combattants de 1914-1918" prononcé le 17 mars 2008 à Paris.
Hommage_national

10 mars 2008

66 - Pyrénnées-Orientales

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66720 - Caramany

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66130 - Bouleternere

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66650 - Banyuls sur mer

66670___Bages
66670 - Bages

15 septembre 2007

6

6... le nombre de colonnes qui surplombe la tombe du maréchal Joffre.
Joffre_Tombeau
Joseph Joffre est né le 12 janvier 1852 à Rivesaltes (voir photos plus bas) dans les Pyrénées-Orientales. Il est décédé le 3 janvier 1931 à Paris. Pour résumé, il a été l'un des responsables de la Bataille de la Marne et de la stabilisation du front nord au début de la première guerre mondiale, mais aussi la stratégie, contreversée en raison des pertes humaines nombreuses pour un résultat faible, de l'offensive à outrance. En 1916, il est nommé maréchal de France.
Quelques années après la guerre, il fit construire entre 1922 et 1924 une maison -La châtaigneraie- sur les hauteurs du village de Louveciennes, à l'ouest de Paris, entre Versailles et Saint-Germain-en-Laye. Conformément à ses dernières volontés, il fut inhumé dans le jardin de sa propriété. Le tombeau fut édifié par son gendre qui était architecte -Jacques Laffillée.

Les grilles de la propriété son aujourd'hui ouvertes exceptionnellement en général deux fois par an, lors des journées du patrimoine (3ème week-end de septembre) et le jour de l'armistice (11 novembre).

Photos de la maison natale du maréchal Joffre

Maison_natale_Joffre___detail
Maison_natale_Joffre

15 décembre 2006

16

... nombre d'années qui ont été nécessaires pour reconstruire ce que les 4 années de guerre ont détruit, soit d'après le géographe Albert Demangeon, une zone longue d'environ 500 km et large d'environ 10 à 25 km. Cette correspond au front de la bataille qui dès la fin de la guerre a été transformée en désert.