11 janvier 2007

Statistiques 2006 du blog Queutchny1418

Merci à tous ceux qui, en 2006, sont venus sur mon blog. Merci également à tous ceux qui contribuent à alimenter mon blog.

Voici donc, en toute transparence, les statistiques de fréquentation de mon blog en 2006 (les données sont issues du module proposé par Canalblog).

Stat2006_AStat2006_B

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08 janvier 2007

20 000

... c'est le nombre de soldats français qui sont morts le samedi 22 août 1914. A l'époque les combattants portaient le fringant pantalon rouge garance.

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07 janvier 2007

Les monuments aux morts de la première guerre mondiale : dans le département du Rhône

Kim Daniere a réalisé en 1996 un mémoire intitulé "Les monuments aux morts de la première guerre mondiale : dans le département du Rhône (région Sud Ouest)", dans le cadre de ses études à l'Université Lumière Lyon 2 (France).

Introduction du mémoire :
La guerre de 1914-1918 survit encore aujourd’hui dans le paysage français. Les départements du Nord et de l’Est... tous ceux qui furent champs de batailles en portent encore les traces : restes de tranchées, entonnoirs d’obus, ou tout simplement, les longues rangées de petites croix blanches qui forment les immenses cimetières militaires. Les plaines de la Somme, de la Champagne, les collines de Verdun et de l’Artois regorgent de musées, de tombes, de monuments, qui constituent à coup sûr, la mémoire de l’effroyable boucherie humaine que fut cette "Première Guerre Mondiale". Quand, l’armistice fut enfin signée, après quatre ans d’une guerre qui fut l’une des plus terrible et des plus meurtrière de l’époque, un soupir de soulagement s’est fait entendre de l’Atlantique à l’Oural et des Balkans au Canada.
La voix des canons éteinte, l’heure était au bilan, à la reconstruction du pays et au soin des blessures. En France, la guerre a laissé de lourdes traces dans les esprits et difficile était l’apprentissage de la paix. Ce n’est pas moins de 33 classes qui furent mobilisées, soit 8 millions d’hommes dont 5 ont combattus.1,5 millions de ces hommes sont morts soit 27 % des effectifs engagés, 15 % des mobilisés et 10,5 % de la population active masculine, 3,4 millions de blessés et de mutilés. A ces chiffres il faut ajouter les 0,6 millions de veuves et les 0,7 millions d’orphelins, et bien sur les 6,4 millions d’hommes démobilisés pour qui le retour à la vie normale fut bien plus dur que prévu. Ces démobilisés constituent en 1918 60 % de la population masculine adulte et 90 % de la génération des 20/50 ans.
En 1919 la force vive de la nation française doit apprendre à vivre avec les fantômes de Verdun. ...Pour se souvenir des compagnons tombés dans les maudites tranchées de la Somme ou de l’Argonne, ceux qui sont revenus vont être à l’origine de l’engouement le plus formidable que la France ait jamais connu. Engouement pour la mémoire des morts, pour se souvenir de ceux qui sont morts pour la défense de la France, les communes de France, dans leur immense majorité, vont élever des stèles, apposer des plaques, ériger des obélisques pour rendre un hommage solennel à ces compagnons Morts pour la France.

Pour lire ce mémoire (92 pages) :
http://archives.univ-lyon2.fr/91/

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29 décembre 2006

219 milliards

... de francs-or (monnaie de l'époque), c'est le montant de la dette publique de la France en 1919.  En 1914, ce montant était de 33,5 milliards...

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26 décembre 2006

Maurice Genevoix : Ceux de 14

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Ceux de 14 (Sous Verdun, Nuits de Guerre, La Boue, Les Eparges)
Maurice Genevoix
Editions Flammarion, Paris, 1949.

Né en 1890, Maurice Genevoix est un brillant étudiant qui intègre l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm à Paris en 1911. A peine diplômé, la guerre éclate. Il rejoint le 106ème bataillon d’infanterie en tant que sous-lieutenant. Entre septembre 1914 et avril 1915, son régiment participe aux attaques de la tranchée de « Calonne » et de la butte des « Eparges » dans la région de Verdun. Le 25 avril 1915, il est atteint de trois balles, deux au bras et une à la poitrine. Après un long séjour en hôpital il est réformé car invalide… il vivra jusqu’en 1980, après avoir connu une brillante carrière d’écrivain qui l’a notamment amené à rejoindre les bancs de l’Académie française.

De son expérience Maurice Genevoix  a publié 5 ouvrages qui reprennent dans un ordre chronologique la vie qu’il a menée avec les soldats dont il avait le commandement : Sous Verdun, en avril 1916, Nuits de Guerre, en décembre 1916, Au seuil des guitounes, en septembre 1918, La Boue, en février 1921, et Les Eparges, en septembre 1921. Tous ces écrits ont été réunis et légèrement remanié sous le titre général « Ceux de 14 » en 1949.

Ce long récit –Ceux de 14 comprend au total près de 700 pages-, Maurice Genevoix l’a rédigé à partir de ses notes prises sous le feu de l’action. C’est un témoignage de soldat, certes officiers, mais qui a vécu la guerre au milieu des soldats, avec les combats, les tranchées, les mouvements, le bruit, la soif, la boue. Le style littéraire est très fluide, les dialogues sont poignants de vérités, le rythme associe longueur et rapidité comme pour se faire l’écho de l’attente dans les tranchées et de la vitesse des tirs. A chaque page, on se demande « mais quand est-ce que les combats vont cesser, stop, plus jamais cela » ! C’est si authentique. Si pris sur le vif. Si Vrai.

En 1972, Maurice Genevoix est revenu une nouvelle fois sur ses mois passés au front. Il a rédigé, non pas un roman mais une réflexion – témoignage sur la mort, intitulée La mort de près. Cet écrit relate les « trois expériences de la mort » qu’il a vécu, et dont voici un extrait :
« Ce cri rauque, étranglé, qui m’est resté dans les oreilles, qui l’a poussé ? Est-ce lui, ce premier mort dépassé ? Je viens d’en apercevoir un autre, un troisième. J’ai entendu aussi, très nettement, à ne pouvoir m’y tromper, le choc des balles qui entraient dans les corps, bref, étouffé, comme d’une lame de couteau assenée par un poing furieux. Désormais, je sais que le ‘le feu tue’ ».

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19 décembre 2006

1914-1918 en Lorraine

Depuis 2001, Michel Jacquot anime un site spécifiquement consacré à la Première Guerre Mondial en Lorraine. Le site fourmille d'informations, de photos, de documents historiques, d'anecdotes. Cela peut parfois sembler fouillis, mais c'est justement tout l'intérêt de ce site : plus on s'y perd, plus on découvre des pépites...

http://14-18enlorraine.com

1418Lorraine

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15 décembre 2006

16

... nombre d'années qui ont été nécessaires pour reconstruire ce que les 4 années de guerre ont détruit, soit d'après le géographe Albert Demangeon, une zone longue d'environ 500 km et large d'environ 10 à 25 km. Cette correspond au front de la bataille qui dès la fin de la guerre a été transformée en désert.

14 décembre 2006

Trekking en Meuse : à la recherche des tranchées

Sur ce site qui fonctionne tel un forum (avec des droits d'accès, mais la procédure d'authentification est très simple et très rapide), on découvre les "treks" de quelques passionnés de la région de la Meuse. Le graphisme est sobre, tout simple, efficace. Et, au hasard de la rubrique "Monuments"... on trouve de très belles photos actuelles de tranchées de la première guerre mondiale, ainsi que quelques monuments aux morts.

http://meuse.xooit.com

TrekkingMeuse

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10 décembre 2006

Marc Bloch - Ecrits de Guerre

« S’il est une expérience que, pour des motifs évidents, il est impossible de réaliser à son gré c’est une grande bataille ».

Les écrits sur la guerre de 1914-1918 du célèbre historien Marc Bloch ont été publiés au sein de deux grands ouvrages, plusieurs années après sa mort (Ecrits de guerre, en 1999, et L'Histoire, la Guerre, la Résistance, en 2006, qui reprend le premier ouvrage). La précision des détails et des situations qui figurent dans ses correspondances, ses carnets, ses notes, ses photographies permettent de retracer la façon dont il a abordé le premier conflit mondial, auquel il a participé, en tant que soldat et officier, dans son intégralité. Il décrit en quasi-professionnel son expérience, sa vie dans les tranchées et dans les combats, ainsi que ses réflexions sur la guerre.

·         MarcBloc_HisoireGuerreResistance

L'Histoire, la Guerre, la Résistance
Marc Bloch
Editions Gallimard, 2006, 1094 pagess (seules les pages 109 à 316 concernent les écrits liés à la guerre de 1914-1918 )
ISBN : 2070775984

D'origine juive et parlant parfaitement allemand, Marc Bloch est né en 1886. Entre 1915 et 1918, il obtient plusieurs citations, la légion d'honneur et la croix de guerre. Aujourd'hui, on dirait de lui qu'il est un héros, mais, pour lui, c'était tout simplement la normalité du devoir accompli.
Dès 1914, il a participé à la confre offensive de l'armée française de la Marne. En 1915, malade, il est hospitalisé et commence alors à rédiger ses "souvenirs de guerre" -qui ne seront dévoilés au public qu'après 1945- pour, dit-il, fixer ses
« souvenirs avant le temps n’efface leurs couleurs, aujourd’hui si fraîches et si vives » !

Toujours en 1915, il devient sous-lieutenant et obtient ses deux premières citations. En 1916, il est cité à l'ordre de la brigade et suit son régiment d'infanterie qui part en mission de maintien de l'ordre en Algérie. En 1917, de retour en France il nommé Lieutenant et reçoit une nouvelle citation à l'ordre de l'armée. En 1918, il est de nouveau cité, à l'ordre de la division, et est promu capitaine. Il sera démobilisé en mars 1919.

Après la guerre, il deviendra célèbre non seulement pour ses travaux d'historien -il était entre autres médieviste- mais aussi pour être l'un des co-fondateur de l'Ecole des Annales qui a "révolutionné" la manière d'étudier l'histoire, d'enseigner l'histoire et, finalement, d'être historien. Avec la seconde guerre mondiale, Marc Bloch reprend du service dans l'armée... puis entre en résistance dans la région de Lyon. Il sera fusillé dans un champs, en juin 1944. Son ouvrage, L'Etrange Défaite, rédigé en 1940, est une forme "d'examen de conscience", une sorte de parallèle entre les deux terribles conflits du XXème siècle.

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04 décembre 2006

10 %

... le pourcentage de la population active masculine française qui a été tuée ou qui a disparu lors du premier conflit mondial, soit environ 1 300 000 hommes.

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