29 juin 2007

Les cahiers d'histoire de Maurigny en Haye

Les cahiers d'histoire de Maurigny en Haye. Ce petit village situé dans l'Aisne (02820) a l'immense chance d'avoir quelques passionnés qui ont décidé d'une part d'étudier son histoire, d'autre part de publier leurs recherches. Parmi ces recherches, le cahier n°4 porte plus particulièrement sur les années 1910-1920 et donc sur la Première Guerre Mondiale. On y apprend plein de choses pationnantes sur ce petit bout de terre. L'Histoire au niveau local.

http://lescahiersdhistoire.info/spip/rubrique.php3?id_rubrique=15

Histoire_Mauregny   02820_Mauregny_en_Haye

Concernant le monument érigé en mémoire des poilus du village, tombé au front, voici ce que le webmaster m'a gentillement envoyé :

La construction du Monument aux Morts
Le 25 janvier 1920 : "Le Conseil Municipal décide d'élever un monument commémoratif aux Morts pour la patrie pendant la guerre 14-18"
Le 9 Septembre 1921 : "Décision du 25 Janvier 1920 du Conseil Municipal pour élever un monument commémoratif aux morts pour la patrie pendant la guerre 14-18. Les fonds nécessaires étant actuellement réunis, il est nécessaire de passer à l'exécutoire du monument. Plans, dessins et devis estimatif de Monsieur CHATIGNON, monumentier, marbrier à Vaux-sous-Laon. Approuvés par le conseil municipal Le Maire autorise à passer accord de gré à gré avec Monsieur CHATIGNON". Approuvé par le Préfet le 25 Février 1922.
Le 14 Février 1922 : "Crédit supplémentaire : Produit de souscription pour érection du monument 894,50 F Part de la commune pour idem 300,00 F Emploi des cotisations pour idem 290,00 F Part nouvelle de la commune pour idem 290,00 F Total 2.48450,00 F Vote d'un crédit de 600 francs pour l'inauguration du monument".

L'Inauguration du Monument aux Morts
11 Décembre 1921 : "Mauregny le 11 décembre 1921 Inauguration du monument aux morts. Dimanche 11 Décembre 1921 eut lieu sur la place de l'église, l'inauguration du monument des enfants de Mauregny morts pour la France. Impressionnante fut cette cérémonie. Les sections des anciens combattants de Coucy, Montaigu, St-Erme s'étaient jointes à celle de Mauregny, et, fanfare de St-Erme en tête, défilèrent dans les rues de la commune suivis des habitants. Après le défilé, tout le monde se massa auprès du beau monument, emblème des chers disparus où des discours furent prononcés par Mer HAUMONT, maire de Mauregny, Henri HOUDE, président de la section des anciens combattants de Mauregny, et par le jeune MARQUET représentant la jeunesse du pays. Nous ne pouvons passer sous silence la présence de Mer GROMER, instituteur à Mauregny, décoré de la légion d'honneur, qui devant le monument, lança un chant patriotique qui fit vibrer tous les coeurs. Sous son habile direction, un choeur également patriotique fut exécuté mervilleusement par ses élèves.... (manque une ligne)..... bon citoyen qui a su, en la circonstance, faire vibrer dans les coeurs des jeunes le souvenir de nos héros. Ensuite eut lieu la remise d'un drapeau à M. HOUDE, président de la section de la section de Mauregny, et des palmes offertes par la section de Mauregny et la jeunesse furent déposées sur le monument du souvenir. La cérémonie terminée, un vin d'honneur a été offert à la Mairie par la Municipalité aux différents groupes. On s'est enfin séparé en emportant chacun un noble souvenir de cette belle journée passée en l'honneur de nos braves". On raconte : · Sur la construction : Monsieur GROMAIRE Le plan du monument a été conçu par Monsieur CHATIGNON d'après une esquisse réalisée par Monsieur GROMAIRE Armand, instituteur à Mauregny. Il précisa également que l'édifice devait être construit avec des pierres du pays. Elles auraient été extraites de la carrière du Chemin de Laon. Monsieur GROMAIRE né à Rethel le 26/04/1884, occupa le poste d'instituteur à Mauregny du 01/10/1919 en remplacement de Madame Ambrosini ; Monsieur GREGUT le remplaça le 16/04/1923. Ce sont des maçons de Mauregny Marque Lucien et MARQUE Lucien Alfred qui ont construit le monument. Le coq qui surmonte l'édifice était à l'origine en plâtre, il a gelé l'hiver suivant. On le remplaça par le coq actuel. · Désaccord sur le protocole de l'inauguration : Le maire Emile AUMONT et le curé ALLIENNE voulant tous les deux dévoiler la plaque du Monument aux Morts, n'ont pu se mettre d'accord et chacun campa sur ses décisions. Devant l'obstination du curé, le Maire prit la décision que la plaque ne serait pas voilée. Devant ce fait, l'abbé décréta qu'il ne bénirait pas le Monument le jour de la cérémonie. Ultérieurement, il n'y a jamais eu de bénédiction officielle. A cette interrogation, le curé répondait qu'il avait suffisamment passé devant pour donner sa bénédiction... sans témoins ! L'inauguration du monument aux morts, à eu lieu le Dimanche 11 décembre 1921.

Posté par queutchny à 20:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


28 juin 2007

2 août 1914

Dans la nécropole allemande située dans le cimetière d'Illfurth, dans le Haut-Rhin, figure la stèle suivante avec les mentions suivantes : Ici repose le premier soldat allemand mort durant la guerre mondiale de 1914-191, le "Leutnant" (sous-lieutenant en français) Albert Mayer, mort le 2 août 1914.

Grande_Guerre___Albert_Mayer

S'agit-il d'un homonyme de Camille Mayer, également sous-lieutenant... qui, le 2 août au matin, avec quelques autres soldats allemands cavaliers, vers Joncherey, pas très loin de la ville de Belfort, et alors que la Guerre n'est pas encore officiellement déclarée,  traverse la frontière française... faisant alors face, vers 10h00 du matin au Caporal français, Jules-André Peugeot... l'allemand tire trois fois, le français tire une fois... l'allemand tombe aussitôt de son cheval et meurt... le français fait quelques pas et tombe à son tour, devant ainsi le premier soldat français mort de la guerre de 1914-1918.

Un grand merci à Pierre R. pour la photo.

Posté par queutchny à 22:22 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

25 juin 2007

Nos Poilus de 1914-1918 : l'infanterie

Nos Poilus de 1914-1918 : l'infanterie
François Vauvillier, Editions Les mini-guides Histoire & Collections, Paris, 2006

Ce mini-guide de la collection a le grand avantage de présenter sous la forme de photos anciennes et de photos récentes les uniformes des différents soldats d'infanterie de 1914-1918.  La pédagogie quand au plan de l'organisation des soldats (corps d'armée, division, régiment, bataillon, etc.) est malgré tout un peu confuse. En revanche,  les illustrations permettent de disposer rapidement des principaux éléments quant à l'apparence que pouvait avoir les Poilus durant la guerre. Bref, un ouvrage petit, pratique et qui fourmille d'informations.

Poilus_Vauvillier

36 pages
16,5 cm x 23 cm
ISBN : 2-915239-16-9

Posté par queutchny à 09:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juin 2007

Monuments aux morts pacifistes

Voici une découverte incroyable : il existe un blog entièrement consacré aux Monuments aux morts pacifistes ! Une véritable mine d'or régulièrement mise à jour par un passionné ! Bravo Jean, c'est exceptionnel. Chaque fiche comprend une ou plusieurs photographies, une explication sur le monument. C'est très bien fait, très bien écrit, très bien documenté. Et bien entendu, la Guerre de 1914-1918 y est omniprésente.

http://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/

Monuments_Pacifistes

Posté par queutchny à 22:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 mai 2007

Famille Lagrange

Un passionné qui, à la recherche de ses ancêtres, a souhaité mettre en ligne, pour le plus grand nombre, l'histoire de quelqu'uns de ces hommes de sa famille qui ont participé à la Grande Guerre. Nombreux documents et photos d'époque illustrent ce témoignage familial très agréable à lire. Merci Christophe...

http://dunbarne.monsite.orange.fr/

Lagrange

Posté par queutchny à 22:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 mai 2007

83 - Provence-Alpes-Côte-d'Azur

83190___Ollioules
83190 - Ollioules

83370___Saint_Aygulf
83370 - Saint Aygulf

83210___Sollies_Toucas
83210 - Sollies-Toucas

83160___Mazaugue
83160 - Mazaugue

83470___Saint_Maximin
83470 - Saint Maximin

Posté par queutchny à 21:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 avril 2007

Soissons, avant et pendant la guerre (guide Michelin)

Soissons, avant et pendant la guerre
Guides illustres Michelin des champs de batailles (1914-1918)
Editions Michelin & Cie, Clermont-Ferrand, 191
9.

Avec une préface qui porte la mention "à la mémoire des ouvriers et employés des usines Michelin morts glorieusement pour la patrie", cet ouvrage fait partie d'une collection d'une trentaine de titres publiés dès 1917 - la guerre n'est même pas terminée - par l'industriel Michelin.

L'objectif de cette collection (à la couverture bleue) consiste à faire perdurer le souvenir du premier conflit mondial, à développer le tourisme dans ces régions meurtries, et directement ou indirectement, à créer une forme de pélerinage patriotique sur les lieux de combats. Les différents volumes sont organisés de manière similaire : un bref historique de la région, une description des faits militaires entre 1914 et 1918, une partie touristique. Des nombreuses cartes, photos et dessins illustrent les propos, et lorsque possible figure la photo d'un même endroit prise avant et après de conflit.

La table des matières du guide Soissons (vendu alors 1,50 Francs...) est la suivante :

- Grand faits historiques
- Première occupation : 1914
- Deuxième occupation : 1918
- Les bombardements
- Un siège de 30 mois

Visite de la ville
- la cathédrale
- église Saint-Léger
- l'hôtel de ville
- Saint-Pierre-au-Parvis
- Maison de l'Arquebuse
- Saint-Jean-des-Vignes

Hors de la ville
- Saint-Crépin-en-Chaye
- Vauxrot-Pasly
- Saint-Paul - Saint-Médard
- Faubourg Saint-Waast

Posté par queutchny à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 avril 2007

Vimy : 50 morts par heure !

Du 9 au 12 avril 1917, il y a donc tout juste 90 ans, les soldats canadiens ont entrepris une bataille qui, d'une part, feront d'eux les troupes de choc de l'Empire britannique, d'autre part marquera d'une certaine manière l'émergence de d'une nation candienne car dès lors le Canada sera considéré comme un allié en tant que tel.

Les soldats ont en effet repris la célèbre crète dite de Vimy, aux abords de la ville de Lens. Après une lourde préparation d'artillerie, le 9 avril, à 5h30 du matin, les fantassins s'élancèrent. Le 12 avril, à 6h00 du matin, la crète était reprise. Durant ces 72 heures, les canadiens eurent de nombreuses victimes  : 7 104 blessés et 3 598 morts... soit environ 50 morts par heure !

En 2007, à l'occasion des cérémonies commémoratives de cet événément, 15 000 personnes ont fait le déplacement !

Posté par queutchny à 14:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mars 2007

93 ans de célibat par amour d'un soldat

Durant les tous premiers mois de la guerre, en 1914, un homme tombe au combat. C'était le fiancé de Marie-Simone Capony, elle avait tout juste 20 ans, elle était bibliothécaire. C'était il y a 93 ans : par amour pour cet homme, elle ne sera marira pas... Mercredi 14 mars 2006, Marie-Simone Capony (doyenne des Français depuis l'été 2006) a fêté ses 113 ans, en famille, à Cannes.

Posté par queutchny à 14:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 mars 2007

108 ans... au revoir Jean

26 octobre 1898... 25 février 2007... Jean Grelaud est décédé à 108 ans et aura donc connu 3 siècles différents. Il y a 90 ans, à tout juste 19 ans, en 1917, il est modibilisé en tant que soldat de première classe au 31ème régiment d'infanterie. Peu après il rejoint le 131ème régiment d'infanterie et combat dans l'Aisne. Il sera fait prisonnier lors de la seconde bataille de la Marne. Il sera libéré le 21 novembre 1918.
Jean Grelaud, qui a également participé à la deuxième guerre mondiale, ne s'est exprimé à propos du premier conflit mondial qu'à de très rares exceptions. Par respect pour son choix, sa famille n'a annoncé sa mort que 5 jours après son décès afin de pouvoir lui rendre un dernier hommage dans la plus stricte intimité.

Les deux derniers soldats français de la Première Guerre encore en vie sont Louis de Cazenave (109 ans) et Lazare Ponticelli, (109 ans).

Avec le décès de Jean Grelaud, une partie de notre mémoire collective disparait, car comme le disait l'écrivain africain, Amadou Hampâté Ba, "un vieillard qui meurt c'est comme une bibliothèque qui brûle".

Posté par queutchny à 21:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]