11 novembre 2009
Les Monuments qui m'étonnent
Nombreux sont ceux d'entre-vous qui me posent la question : "quel est votre monument préféré ?". Je ne sais pas répondre à une telle question : je les aime tous, chacun pour différentes raisons. Un monument s'apprécie à la lumière de tous ceux qui ont été érigés.
Cependant, certains monuments ont particulièrement attiré mon attention car ils m'étonnent, ils me surprennent par leur singularité par rapport aux autres monuments.

Un monument en forme de pointe, telle une douille de fusil ! Même la capuche de la femme est en pointe...

Le monument est une plaque posée à même l'extérieur du bâtiment, une fenêtre a probablement été condamnée pour cela.

C'est un homme âgé, probablement un père, qui est représenté, alors que ce sont plus souvent des pleureuses...

Les tours d'un chateau cernent la liste des morts...

Un gisant... qui serait presque dans un sarcophage

Toute une famille pleure le soldat, même les enfants, telle une scène dans un cimetière avant l'enfouissement du corps.

Un escalier monumental dans une mairie... le monument est un ajout à l'architecture, que de travaux cela a dû être.

Un poilu, comme dans beaucoup de monument, mais celui-là porte un drapeau qui lui aussi est peint, ce qui me semble être assez rare.

Le célèbre "plus jamais la guerre"... pourquoi si peu de monuments portent une telle inscription fondamentale ?

Au dessus de la porte d'entrée de l'église, les noms des soldats morts, comme si à chaque fois que l'on pénètre dans le lieu, il fallait lire leurs noms pour ne jamais les oublier.

Un gisant, tel un chevalier/seigneur du moyen âge, tel un soldat très connu, comme si tous les noms associés devaient être érigés au même rang que le seigneur.

Un soldat avec des traces de balles s'effondre sur le monument !

Une main sort de terre avec la flame du souvenir, une sorte de statue de la liberté amputée.

Au dessus d'une porte d'église un gisant, tel un saint avec les noms de ses camarades...

Un poilu avec un pantalon garance, cela me semble peu courant.

Un Vercingétorix pour représenter tous les morts de ce village.

Un "poilu" représenté nu et sans poil, il est imberbe !

Le maire annonçait les morts... là il s'agit d'une belle femme qui inscrit les noms des morts... est-ce une "mairesse" avant l'heure ou bien la "semeuse" est-elle une femme magnifique ?

Une colonne porte le nom des soldats... n'est-ce pas plus facile de graver des lettres sur une surface plate?

Une femme "soldat", elle porte un casque, pose sur la tête la couronne de lauriers du vainqueur... qu'a-t-elle gagné ?

Une arche avec un coq, un monument qui semble démesuré pour un petit village.

Un marin et un poilu tiennent un bouclier à la gloire de Dieu et de la Patrie sur un monument civil !

L'ange descend du ciel pour accueillir le soldat qui vient de prendre une balle en plein coeur...

S'agit-il d'un père qui revient de la tranchée voir sa fille ?

La Vierge Marie tient dans ses bras le Christ, telle la mère ou l'épouse des soldats dont les noms figurent autour ?

Ce soldat s'apprete à revêtir son masque à gaz, preuve des terribles ravages de la guerre chimique.

Un enfant ose monter à califourchon sur la stèle pour y graver les noms des morts...

Y figure la mention "que maudite soit la guerre" qui semble avoir été écrite par ce garçon dont le père n'est probablement pas revenu de la boue du front.

Probablement un vieux calvaire transformé en monument, où comment le religieux récupère le civil ou l'inverse, à peine 15 ou 20 ans après la séparation de l'Eglise et de l'Etat en France.
08 juin 2009
Le premier ?
Le défilé du 14 juillet 1919 à Paris n'est pas un défilé comme les autres. Toutes les troupes alliées sont conviées au défilé des troupes Françaises : Anglais, Canadiens, Australiens, Belges, Chinois, Japonais, Américains, etc., passent sous l'Arc de Triomphe.
Tout près de là, trône un monument érigé en mémoire des soldats tombés au front.
C'est probablement l'un des premiers monuments aux morts de la Grande Guerre. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, il fut éphémère ! Après les événements, il fut démantelé...
Cartes postales du défilé de la victoire du 14 juillet 1919.
11 novembre 2008
Les Poilus de nos Monuments
En ce 11 novembre 2008, soit 90 ans après la signature de l'armistice et alors que les soldats français et allemands témoins du conflit s'en sont allés définitivement au début de l'année, rendons hommage aux "Poilus" dont la représentation est fréquent sur nos monuments !
Les Morts de nos Monuments
La mort est certes éminement présentes sur les Monuments érigés dans les années qui suivirent 1918.
Pourtant, peut-être pour l'exorciser, la magnifier, s'en souvenir, être fidèle à la réalité des combats, montrer les horeurs des combats... certaines communes ont opté pour les Monuments qui représentent la mort. Le soldats est vu mourrant ou mort, dans les bras d' "une" ange, auprès de la Vierge Marie, étendu à terre, embrassé ou pleuré par sa bien aimée. Ce sont autant de témoignages pour dire "plus jamais cela" au passant qui prendra le temps d'admirer l'oeuvre.
Les Coqs de nos Monuments
Symbole national de la France depuis l'époque de la Renaissance, le coq (ou Gallus en latin) incarne à la fois la notion de courage, de virilité masculine voire de résurection pour les chrétiens (le jour qui se lève après la nuit, c'est-à-dire le bien qui triomphe du mal).
Aussi, au sortir de 1914-1918, le coq est vite associé aux nombreux soldats morts au front et est intégré aux Monuments érigés en mémoire des Poilus. De très nombreuses fois situé tout en haut de stèles, il contribue largement aux charmes des monuments par sa posture fière et droite.
Les Femmes de nos Monuments
Elles n'étaient pas dans les tranchées ni dans la boue. Mais elles étaient omniprésentes : dans les courriers, dans les hôpitaux, dans les champs, dans les écoles, dans les usines, dans les églises, dans les rêves et les esprits des "Poilus".
Pas étonnant donc de trouver sur nos Monuments de 1914-1918 des représentations de vierges, veuves, mères avec ses enfants, éplaurées, allégories féminines de la guerre, etc.
La femme est présente. La femme à sa manière est aussi une "Poilue". En voici quelques exemples...







































































































































